Construit en 1928-1929 parce que le pont construit de 1927 avait été emporté par la débâcle du début d'avril 1928, le pont couvert de Notre-Dame-des-Pins (aussi appelé « pont couvert de Notre-Dame-de-la-Providence » jusqu'en 1978) a connu toutes sortes de menaces : menace d'être démoli après la construction du pont de béton en 1968-1969, menace d'être laissé aller en décrépitude vers la fin des années 1990, amis aussimenace de changer de nom.
En effet, le pont de bois a été baptisé pont Perreault (Notez bien l'orthographie utilisée à ce moment-là) par une résolution du conseil municipal de septembre1929. Le conseil du temps voulait ainsi remercier le ministre de la Colonisation Joseph-Édouard Perrault d'avoir tenu parole en reconstruisant un deuxième pont parce quelepremier pont avait été démoli par les glaces du printemps.
Pendant plus de 80 ans, le pont a été officiellement connu sous le vocable de : Pont Perreault. La tradition populaire utilisait souvent le vocable « Pont de Notre-Dame ». Les plus romantiques le nommait « Pont des amoureux » parce que les jeunes couples (la tradition orale prétend que même les couples plus âgés) profitaient de leurpassage sur ce pont pour y faire un bref arrêt et voler un baisir à leur dulcinée.
Classé monument historique en décembre 2007, le pont connaîtra au milieu de l'hiver 2009 sa véritable orthographie. En faisant des vérifications pour obtenir plus d'informations relatives au ministre de la Colonisation, le pprésident du Comité du pont couvert a constaté que le ministre écrivait son nom sans « e ». Des démarches ont donc été entreprises afinde faire corriger une fois pour toute cette erreur historique.
EN juillet 2009, la Commission de toponymie du Québec autorisait le changement de nom. Il faudra donc dorénavant parler du pont Perrault pour désigner le pont couvert de Notre-Dame-des-Pins. Qu'on se le dise, le nom du pont de bois doit s'écrire sans « e »!
On retrouvera sans doute plusieurs documents qui conserveront trace de cette erreur. Qu'à cela ne tienne, les gestes du ministre n'en seront que méritoires. Merci au ministre Perrault qui a permis la construction de ce pont de bois qui fait maintenant la fierté d'une région.
Pierre Bégin, bénévole